… navrée …

 

 

La nuit … le jour … le jour … la nuit …

Elle est bouleversée, dévastée, paniquée …

Elle s’enfonce dans les profondeurs d’un orage sans fin

Ses yeux au fil de l’eau se noient

Elle pleure …

Part à la dérive

Sa tête en colère

Son cœur qui vacille

Dans les ténèbres de la nuit

Elle hurle …

Mais ses cris restent sourds

Ses forces côtoient l’impuissance

Elle voudrait fuir loin des débris de la vie

Elle s’éloigne, culbute au fond d’un gouffre amer

Elle est  désespérée, brisée, crevée …

 

 

 

… il …

 

Un matin, je ne sais plus quel matin … quelle importance …

Il s’est habillé … avec soin comme toujours

Il est sorti de sa maison, oubliant les clés sur la porte … comme d’autres fois

Il est passé sous le porche de pierres, foulant les pavés des rues escarpées

Il avait les bras chargés d’un paquet bien ficelé … comme à l’accoutumée

Il marchait d’un pas un peu pressé,  à midi le bureau postal fermerait ses grilles

Il voulait que son colis ne subisse aucun retard

Il a pris le chemin le plus court … pas le plus beau, peu importe

Il est arrivé tout juste … la buraliste le reconnaissait,  elle avait pris l’habitude de le voir

Il était essoufflé …

Il la saluait avec beaucoup de respect, comme il en était coutumier et elle en souriait

Il avait de la chance, son envoi partira aujourd’hui encore

Il est reparti … calmement, respirant le soleil du Sud, souriant …

Il retournait vers sa maison …  prenant cette fois le chemin le plus long, loin de la circulation

Il s’essoufflait dans les côtes … peu importe

Il voulait retrouver son banc … ce banc où il aimait s’asseoir,  regarder … rêver …

Il était là … qui semblait l’attendre …

Il regardait au loin … les arbres, les collines

Il observait … s’émerveillait d’une sauterelle, du chant d’une cigale …

Il prenait quelques photos … une fleur inconnue … ces choses simples qui émeuvent pourtant

Il souriait de partager ces instants …

Il reprit son chemin…

Il croisait quelques promeneurs, les saluait avec toujours le même bonheur

Il s’arrêtait devant la maison de la vieille dame

Il admirait les roses trémières qui fleurissaient le mur

Il les immortalisait avec son gsm comme il disait

Il échangeait quelques mots avec la dame

Il lui demandait s’il pouvait prendre quelques graines

Il voulait les offrir à celle qui les aimait tant … à celle qu’il aimait tant …

Il était à deux pas de chez lui

Il repassait sous le porche en pierre

Il a ouvert sa porte, la clé toujours en place  

Il s’est déshabillé, il s’est déchaussé

Il s’est assis à la table

Il a trié les graines

Il les a emballées minutieusement, les a étiquetées …

Il est reparti le lendemain …

Il a posté son petit paquet de graines …

Il était heureux du bonheur qu’il venait d’envoyer

 

Ce matin  « Il » est épuisé, et  cet été, pour la première fois, après avoir voyagé quelques centaines de kilomètres, les graines ont  germé …

… et quelque part, dans un jardin un peu plus au Nord, de jolies roses trémières sont en fleur ….

 

  

 

 

 

 

 

 

 

(cet article a été écrit cette nuit, d’un trait, sans être retravaillé … désolée)

 

 

… éclipsée …

 

 

 

Je ne suis pas beaucoup là … vous l’aurez remarqué

L’envie, l’inspiration aussi se sont fait la malle … désolée

Dès que mes mots viendront me titiller … je reviendrai

Merci aux personnes qui se sont inquiétées en privé … je suis touchée

Je ne vous oublie pas … soyez rassurés

 

 

 

 

 

 

 

… du lundi à un vendredi …

 

 

 

… Un lundi …

Allo ? Oui, bonjour. C’est moi. Je sais. Tu vas bien ? Oui, je vais bien. Il fait beau chez toi ? Ça va. Tu fais quoi ? C’est quoi ces banalités ? Je voulais te demander … j’ai l’occasion de passer chez toi, tu veux bien qu’on se voie ? Oui. Je peux venir vendredi  en début d’après-midi ça te va ? Tu remarqueras que je t’ai dit oui avant de savoir quand, donc oui, ça me va. A vendredi alors. A vendredi. Je … tuuut tuuut tuuut …

… Vendredi  midi et quelques …

Bonjour (sourire). Bonjour (sourire aussi). Tu vas bien ? Oui, ça va.  Ça fait longtemps que je ne suis plus venu.  Sans doute, je ne compte pas les jours.  La route a été bonne ? Oui, pas trop de trafic. Tu as changé la disposition de tes meubles ? Oui, tu aimes ? C’est chouette, ça paraît plus grand. Tu veux boire quelque chose ? Oui, un verre d’eau, tu sais je n’ai pas beaucoup de temps, deux heures, trois maximum.  Je sais, comme chaque fois. Ne sois pas amère. Je ne le suis pas, j’ai appris depuis le temps. Tu veux qu’on fasse l’amour ? (sourire moqueur) pourquoi … tu es venu pour voir mes meubles ? Viens, tu me manques. Mais je suis là, je suis toujours là. Je sais, tu es une perle. N’exagère pas quand même, tu m’as dit aussi que j’étais chiante. Parfois oui, c’est vrai (sourire attendri). Allez, viens, profitons de ce moment rien qu’à nous. Oui, j’en ai envie moi  aussi. Je t’ai manqué ? Arrête ces questions idiotes, on est à moitié nus tous les deux, on risque d’attraper  froid à ce petit jeu de questions/réponses, je suis frileuse, tu as oublié ? Là c’est toi qui pose une question. T’es con. (rires). Je t’aime tu sais. Je sais. Et toi tu m’aimes ? S’il n’y avait pas d’amour je trouverais ces moments vulgaires, et je suis une fille qui déteste la vulgarité. T’es vraiment pas banale toi. Tu en doutais ? ………………………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

J’aime ces moments avec toi. Pareil, tu le sais. J’aime ton parfum, ta douceur, ta fougue, tes folies. C’est toi le fou. Pourquoi tu dis ça ? Chuuuut … je ne veux pas que tu me parles de ta vie là-bas, de ta vie de tous les jours, de ta vie à deux, nous ce n’est pas une vie à deux, c’est juste des instants. Tu m’en veux ? Pas du tout, si ça ne me convenait pas, tu ne serais pas ici, tu serais sur la route, tu serais presque arrivé là où tu dois être. Je veux juste que tu saches que ma vie est sans surprise, une vie faite d’habitudes, sans fantaisie, une vie banale tout simplement. Oui, c’est peut-être ça la vie à deux  …  chuuut, je te l’ai dit, je ne veux pas le savoir. D’accord.

… Vendredi  4 heures et quelques …

Il faut que je parte. Oui. Ne sois pas triste, je reviendrai. Je sais. Dès que je le peux. Moi je me fiche de la date, de l’heure. Qu’est-ce que je t’aime toi.  Allez, vas-y, pars. Tu as raison, avec toi le temps passe toujours trop vite,  il est plus tard que je l’imaginais. Je m’en fiche, c’est toi qui gères ton temps, ta vie, ta conscience … ta femme.

Je t’aime. Moi aussi (sourire larmes aux yeux) ……………………………….

 

Viviane

 

 

 

 

 

… ce matin …

 

 

 

Ce matin …

 

 

Petit moment exquis d’un matin tartine

Saveur pain grillé  

Moment sucré … ne pas résister

Douceur aigrelette

Quand groseilles et caseilles s’étalent,

S’accordent sans déconfiture

Parfum café

Troublé d’un  nuage de lait  

Petit moment d’une douce simplicité

Début d’une journée  délices à volonté

Quand l’horizon écrasé de lumière me sourit

Le chant d’une mésange me ravit

Et s’étirent mes pensées

 Quand s’éveillent les mots du silence

Te susurrer tout doucement  …

… Bonjour … toi !

 

Viviane

 

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… OVNI ou PAS OVNI ? … là est la réponse !

 

 

 

Voilà  le moment est venu de vous dévoiler la réponse à la petite énigme de mon post précédent.

Je dois vous avouer que je me suis amusée à  lire vos commentaires  … vous allez me dire que c’est facile quand on sait de quoi il s’agit !

Alors non … désolée, pas d’OVNI … ni de gros insecte … ni d’APN capricieux … rien de tout cela mais simplement comme il a été dit dans certains commentaires  …  le reflet de mon lustre dans la baie vitrée ! Oui oui tout simplement … c’est sûr, c’est moins fun qu’un hypothétique OVNI … mais désolée, je n’ai pas encore eu la chance d’en rencontrer (promis, si j’en vois, je penserai  à vous ! 🙂 )

Comme je vous l’avais dit, il n’y a  aucun trucage, et c’est bien en regardant le ciel au travers de la vitre que j’y ai vu le reflet de mon lustre qui semblait être incrusté dans le ciel. Voilà, tout simplement …

Je vous fais voir la « chose » au plafond … 

 

 

Le voilà éteint …

… et allumé

(par contre je ne m’explique pas comment les nuages se sont mêlés au reflet en effaçant même quelques parties du lustre. Je suppose qu’il y a une explication, mais ne connaissant rien en matière de photo, je ne peux rien vous en dire.  Si quelqu’un peut m’expliquer, je suis preneuse 😉 )

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… la boulette !

 

 

 

Des bêtises, oui je sais je fais que des bêtises  moi aussi …

Désolée pour la newsletter  «vide » de cette nuit … des petits problèmes « techniques » résolus à 2 h du mat’ … mais je n’ai pu annuler cette news qui ne contenait rien ! Merci à ceux qui m’ont avertie  par mail quand même 😉  … et merci à toi Domi de m’avoir dépannée 😉  … (vous en connaissez beaucoup vous des plateformes où l’administration répare vos bêtises un dimanche à 2 heures du matin au téléphone ??? 😉 )

Bon, en attendant de vous concocter un nouvel article un peu plus « consistant », je vous mets une photo faite il y a 3 jours …

 

 

Qui pourra me dire ce que j’ai vu dans le ciel derrière chez moi ce jour-là ?

(je précise que ce n’est absolument pas un montage photo ! … c’est exactement ce que j’ai vu !)

 

 

 

 

… huit mai …

 

 

 

Voyage jusqu’au bout de la nuit

Avec pour compagnons quelques mots assoupis

Dans l’obscurité troublante

Mes pensées  se frôlent  …  impudentes

Et dans le rêve délicieux

D’un instant précieux

Mes chimères se nourrissent

D’envies sauvages  qui m’étourdissent

Regard à la dérive

D’aucune idée je ne me prive

Vision en pointillés

Et s’éveille  le sourire d’une nuit rêvée …

… pour toi …

Viviane

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… à tous les …

 

 

 

A tous les redresseurs de torts,

à tous les donneurs de leçon,

à tous les « bien pensants »,

à tous ceux qui se gargarisent avec leurs certitudes …

Décevoir

Interprète : Lynda Lemay  –  Paroles et musique : Lynda Lemay

j’ai aucun compte à rendre
à quelque âme qui vive
j’ai pas d’conseil à prendre
que je saurais pas suivre
si je crie si je mens
si je dis des bêtises
je ferai pas autrement
quoi que tu fasses ou dises
tu seras jamais ma mère
et même si tu l’étais
j’te déclarerais la même guerre
qu’à celle que j’ai
si il y a une réussite
dont je peux me prévaloir
dont j’ai tout le mérite
c’est de t’décevoir
j’ai déçu ma famille
j’ai déçu mes amours
j’ai pas déçu ma fille
oh mais j’ai tout fait pour
quand j’ai quitté son père
elle a penché la tête
elle a pris ses affaires
elle a dit je suis prête
comme si elle comprenait
pourtant j’étais fautive
elle a dit « oh tu sais
ce sont des choses qui arrivent »
elle est montée tranquille
dans ma vieille bagnole
elle a changé de ville
elle a changé d’école
je sais que tu m’en veux
et que tu me condamnes
oui je passe aux aveux
et je prends tous les blâmes
toi qui es mon amie
soi-disant la meilleure
toi le témoin gentil
de toutes mes erreurs
toi qui t’montres fidèle
depuis la petite enfance
toi qui es mon modèle
un modèle de patience
je savais que j’arriverais
à perdre ta confiance
mon cœur est si mauvais
qu’tu trembles d’impuissance
tu sais où j’me les mets
tes belles remontrances
puisque j’ai pas d’cervelle
c’est bien là où tu penses
s’il fallait que j’m’en veuille
chaque fois que j’fais d’la peine
je serais dans mon cercueil
j’me serais ouvert les veines
c’pas vrai qu’il faut que j’me donne
cette foutue seconde chance
qu’il faut que j’me pardonne
et que je recommence
dis pas d’conneries ma vieille
je sais que j’te dérange
mais c’est pas demain la veille
que j’vais devenir un ange
et si c’est aujourd’hui
que j’dois perdre ma dernière
plutôt ma seule amie
et bien vas-y ma chère
j’vais t’ajouter au poids
de tous mes grands échecs
tout le respect que j’te dois
j’vais m’étouffer avec
si t’étais pas déçue
il était temps que tu l’sois
c’était du temps perdu
tout ce temps avec moi
fallait pas perdre ta vie
à vouloir me sauver
reprends ton crucifix
et laisse-moi sombrer
il me restera ma fille
mon p’tit rayon d’amour
mon restant de famille
ma bouée de secours
il me restera ma fille
qui veut me ressembler
qui danse et qui se maquille
et qui met mes souliers
il me restera ma fille
qu’tu m’offres d’adopter
car tu crains la béquille
qu’elle va m’emprunter
il ne me restera qu’elle
voilà c’est mon histoire
il ne me restera qu’elle seule
à décevoir